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Comme un indien , du fond de son tipi, au milieu des grandes plaines de l'ouest, j'observe au loin le monde et la société. Je devrais pleurer mais non souvent je rigole... Mon dieu, qu'ils sont tous comique et si loin de la vie et de l'univers... Entrez donc 5 minutes vous reposer. on parlera littérature et poésie, peinture et musique, art... Bienvenue dans le tipi de Lastirokoi Last Irokoi

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5 / LA MAISON DU LION 5EME PARTIE (creance fin du 13 ème siècle)

La jeune femme lui avait servi à manger. Richard la pria de s'asseoir en face de lui.

Le silence retomba dans la pièce. Ils se regardaient à nouveau comme si c'était la première fois.

 

- Vous êtes très belle, Geneviève. Vous n'avez jamais pensé à vous marier ?

 

- Ici, Messire ?

 

Elle sourit.

 

- C'est le désert, ici. Il n'y a personne.

 

- Vous me plaisez, Geneviève.

 

Elle inclina la tête.

 

- Vous aussi vous me plaisez, Robert.

 

Il lui prit la main. La table les séparait. Ils restèrent ainsi, longtemps.

 

- Il doit être tard.

 

- A la marée, il est près de minuit.

 

- La mer est votre horloge ?

 

- Oui ! Ici, la mer, c'est tout. Elle me fait manger. Elle me fait dormir. Elle me fait rêver. Elle me fait vivre. Je n'ai jamais vu d'horloge.

 

- C'est une grosse machine un peu bête, qui compte le temps.

 

- Mais, le temps ne se compte pas ! Le temps flotte de saison en saison. Il file à toute vitesse lorsqu'on est heureux. Il est lent lorsque la peine nous prend.

 

- Pourtant, Geneviève, c'est avec ces machines que les Arabes comptent leur temps. Mais vous avez raison. Sur la lande, le voyage m'a paru des siècles. Depuis que je suis ici, le temps traverse l'espace comme la foudre.

 

Elle se leva. Il l'imita.

 

- Que faites-vous ?

 

- Votre lit pour dormir, Messire.

 

Elle passa devant lui. Il lui toucha l'épaule. Geneviève s'arrêta, le regarda et brusquement, elle était dans ses bras. Ce géant un peu fou lui disait des mots inconnus, embrassait son visage, caressait ses cheveux. Elle fermait les yeux, heureuse, écoutant la tempête qui submergeait sa tête et son cœur, son ventre et sa poitrine.

 

Ils s'aimèrent.

Ils s'aimèrent toute la nuit.

Ils s'aimèrent avec leur corps, avec leurs nerfs, avec leurs rêves et leur esprit.

Ils s'aimèrent, dilatant le cosmos et l'univers. Leurs cris furent chants s'élevant en échos dans les étoiles.

Ils s'aimèrent comme deux enfants, comme deux amants, comme deux époux, et bien plus que deux époux en vingt ans de commune couche.

Ils s'aimèrent aux limites de la folie, de l'inconscience et du néant.

 

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