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Comme un indien , du fond de son tipi, au milieu des grandes plaines de l'ouest, j'observe au loin le monde et la société. Je devrais pleurer mais non souvent je rigole... Mon dieu, qu'ils sont tous comique et si loin de la vie et de l'univers... Entrez donc 5 minutes vous reposer. on parlera littérature et poésie, peinture et musique, art... Bienvenue dans le tipi de Lastirokoi Last Irokoi

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REFLEXIONS DE « NAVRANCE » SUR LE COMPORTEMENT DES HUMAINS

 Navrance n’en croyait pas ses yeux ; la femme avait ramené un homme à la maison et du haut de l’armoire, sa place préférée, elle la voyait avec cet homme  sur le lit.

 

C’est la première fois que cela arrivait ; enfin à la maison ; car quelque fois, quand la femme rentrait, elle portait sur ses vêtements et sur sa peau la même odeur désagréable que celle qui se répandait actuellement dans l’appartement. Ces jours là, la femme était triste et muette, encore plus triste et plus muette que lorsque elle était restée toute la journée murée dans sa solitude, à la maison.

 

L’homme déplaisait à Navrance : gros, roux, la peau laiteuse, il sentait une odeur douçâtre. Une odeur qui n’allait pas du tout avec celle de la femme. Dès que le couple avait pénétré dans l’appartement, elle avait senti que la femme aussi était un peu écœurée par l’homme.

 

C’était inimaginable. La femme avait prit le membre de l’homme dans sa bouche et lui se laissait faire en poussant des gémissements ridicules.  Navrance sentait que cela ne plaisait pas à femme. Se renifler un peu pour voir à qui on a affaire, pourquoi pas ! Mais là, c’était choquant, répugnant. Elle se détourna de la scène et regarda par la fenêtre la nuit qui tombait sur la banlieue. Des lumières s’allumaient ça et là dans la résidence. Navrance ferma les yeux.

 

Non, décidemment ils faisaient trop de bruits. A présent c’est lui qui était sur elle. On voyait ses fesses livides, flasques, ridicules qui bougeaient. Elle, elle gardait les yeux grands ouverts. On aurait dit une noyée, inerte. Elle était folle d’offrir ainsi son ventre. C’est bien trop dangereux ; un coup de griffe est toujours possible.

 

Navrance se détourna à nouveau et regardait un avion qui passait, au nord, déjà dans la nuit. Elle allait s’endormir quand à nouveau le couple l’en empêcha. La femme avait reprit une position plus normale, agenouillée, le dos à l’homme mais cela se passait mal. Elle criait de douleur. Un jour, un mâle maladroit et débutant avait failli se tromper comme le rouquin. Navrance l’avait remis dans le droit chemin d’un bon coup de croc à l’oreille.

 

Mais le rouquin était trop gros, trop lourd ; il l’écrasait de son énorme poids. Elle ne pouvait rien faire. Elle hurlait de plus en plus fort puis, la tête dans l’oreille, elle ne dit plus rien, subissant encore quelques secondes l’homme qui s’immobilisa dans un râle.

 

Quand il descendit du lit pour aller dans la salle de bain, la femme ne bougea pas. Elle restait immobile, la figure contre le mur. Il revint très vite et commença à se rhabiller. Il lui dit quelque chose mais elle ne répondit pas. Alors, il lui mit une claque sur les fesses et sorti de l’appartement en claquant la porte

 

Elle resta de longues minutes immobile puis brusquement, elle se leva, traversa le salon, ouvrit la fenêtre et enjamba la barre d’appui. Elle sauta, sans un bruit, sans un cri, dans le vide.


C’est alors que Navrance comprit pourquoi, un soir de grande tristesse, la femme lui avait dit : « Toi, au moins, tu  retombes toujours sur mes pattes. »


IN  "HISTOIRES DE LA VIE QUI PASSE"  C 2008

LAST IROKOI

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L
Triste ! La vie partage mal les bonheurs et les "misères" ! Vide d'amour, frénésie des corps qui ne s'aiment pas, qui ne concordent pas ! Dégoût de la vie. Peinture réaliste, bien rendue. Amicalement. Loic<br />  
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